« Projet réel Je vous salue Marie » : des scientifiques découvrent un réseau caché de champignons à 110 quadrillions de kilomètres sous la Terre |

Sous le sol des forêts, des prairies et même de nos parcs se cache un monde caché extraordinaire que la plupart des gens ne voient jamais. Les scientifiques ont désormais cartographié un vaste réseau souterrain de champignons microscopiques qui s’étend sur quelque 110 quadrillions de kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. La découverte a établi des comparaisons avec l’astrophage, un objet mystérieux dans le roman de science-fiction d’Andy Weir, Project Hail Mary. La comparaison est plus métaphorique que factuelle, mais les chercheurs affirment que ces anciens réseaux de champignons soutiennent discrètement une grande partie de la vie sur Terre, aidant les plantes à croître, à stocker le carbone et à maintenir la santé d’écosystèmes entiers.

Dans le mondeLe réseau géant caché de levures de

Cette découverte est le résultat d’une importante étude internationale menée par des chercheurs associés à la Société pour la protection des réseaux souterrains (SPUN). À l’aide de plus de 16 000 échantillons de sol et d’une modélisation informatique avancée, les scientifiques ont créé la carte la plus détaillée des champignons, un groupe de champignons qui vivent dans les racines des plantes.Des recherches ont montré que ces champignons microscopiques, appelés hyphes, s’étendent sur 110 quadrillions de kilomètres à travers le sol terrestre. Bien qu’invisible à l’œil nu, il s’agit de l’un des plus grands systèmes biologiques de la planète.Plus important encore, les scientifiques n’ont pas encore trouvé de champignons géants en orbite autour de la planète. Au lieu de cela, cette image montre l’étendue d’un réseau d’innombrables champignons répartis dans les écosystèmes du monde entier.

Pourquoi les gens comparent-ils cela au projet Hail Mary ?

Cette comparaison est tirée du roman à succès d’Andy Weir, Project Hail Mary, qui présente aux lecteurs les astropages, un micro-organisme capable de stocker et de transmettre de grandes quantités d’énergie.Les réseaux fongiques nouvellement cartographiés ne sont pas des organismes extraterrestres et ne se comportent pas comme des astrophages. Cependant, selon les chercheurs, cette comparaison est due à des systèmes biologiques cachés qui fonctionnent à grande échelle.Comme les organismes artificiels, ces champignons déplacent les ressources à travers de vastes réseaux, soutiennent des écosystèmes plus vastes et ont des impacts bien au-delà de l’échelle microscopique.En réalité, ces champignons souterrains font leur travail sur Terre depuis des centaines de millions d’années.

Que sont les champignons mycorhiziens arbusculaires ?

Les champignons mycorhiziens arbusculaires, souvent abrégés en champignons AM, forment des relations mutuellement bénéfiques avec environ 70 % de toutes les plantes terrestres.Les partenariats fonctionnent comme des accords commerciaux naturels. Lors de la photosynthèse, la plante produit du sucre et fournit une partie de l’énergie au champignon. En retour, les champignons aident les plantes à absorber les nutriments essentiels tels que l’eau, le phosphore et l’azote du sol.Les champignons se propagent loin des racines des plantes et agissent comme des extensions souterraines du système racinaire des plantes. Cela permet aux plantes d’accéder à des ressources qui seraient autrement inaccessibles.Les scientifiques pensent que ces champignons ont joué un rôle important dans la colonisation des terres par les plantes il y a environ 475 millions d’années.

Le « large filet d’arbres » caché sous nos pieds

Les chercheurs appellent ces systèmes fongiques « vastes réseaux d’arbres » car ils relient les plantes via de vastes réseaux souterrains.Les filaments fongiques relient de nombreuses plantes entre elles et permettent la transmission des nutriments, de l’eau et des signaux chimiques à travers le sol. Certaines études montrent que les plantes utilisent ces réseaux pour partager des ressources ou envoyer des signaux de détresse lorsqu’elles sont menacées par une maladie, une sécheresse ou une attaque d’insectes.Les scientifiques débattent encore de la quantité exacte d’informations qui transitent par ces systèmes, mais ils conviennent qu’ils sont importants pour la santé des écosystèmes.De nombreuses plantes auraient du mal à survivre sans eux.

Pourquoi cette découverte est-elle importante pour le changement climatique ?

L’une des conclusions les plus importantes de l’étude concerne la séquestration du carbone.Les chercheurs estiment que la couche arable de la Terre contient environ 300 mégatonnes de carbone emprisonnées dans ces réseaux fongiques. C’est 4 à 6 fois plus que la masse totale de tous les habitants de la planète.Les champignons transportent également des composés riches en carbone des plantes vers le sol, contribuant ainsi au transfert du carbone sous terre. Selon certaines estimations, ces réseaux contribueraient à séquestrer jusqu’à un milliard de tonnes de carbone chaque année, faisant de la nature un allié important dans la lutte contre le changement climatique.Étant donné que le carbone stocké sous terre est moins susceptible de pénétrer dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone, un réseau fongique sain joue un rôle important dans la régulation du climat terrestre.

Où ces réseaux fongiques sont-ils les plus abondants ?

L’étude a révélé que les réseaux fongiques les plus denses se trouvent dans les écosystèmes naturels tels que les prairies, les zones humides et les plaines inondables.De vastes systèmes de zones humides, tels que les Everglades en Floride et les zones humides de Sadd au Soudan du Sud, sont devenus des points chauds particulièrement importants.Ces régions abritent de riches communautés fongiques qui contribuent à la biodiversité, à la santé des sols et à la séquestration du carbone.Les scientifiques estiment que la protection de ces écosystèmes peut être encore plus gratifiante que celle de la faune sauvage, car les réseaux souterrains de champignons qu’ils contiennent fournissent d’importants services environnementaux.

Pourquoi les scientifiques s’intéressent-ils à l’agriculture ?

Les résultats mettent en évidence l’importance des réseaux de levures tout en montrant des signes de déclin.Les scientifiques ont découvert que les champs cultivés de manière intensive contiennent beaucoup moins de réseaux fongiques que les écosystèmes naturels voisins. Un travail en profondeur, une application excessive d’engrais et une perturbation du sol peuvent endommager les communautés fongiques et réduire leur abondance.Des études ont montré que les concentrations de champignons dans les terres agricoles sont près de 50 % inférieures à celles des milieux perturbés.La perte de ces champignons rend les cultures plus dépendantes des engrais synthétiques et plus résistantes à la sécheresse et à d’autres facteurs de stress environnementaux.

Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir ?

Les scientifiques pensent que la nouvelle carte aidera à identifier les zones où les réseaux fongiques ont besoin de plus de protection et de restauration.La protection de ces écosystèmes cachés peut améliorer la sécurité alimentaire, renforcer la résilience des plantes, réduire l’utilisation d’engrais et augmenter la séquestration du carbone. Selon les chercheurs, les efforts de conservation se sont historiquement concentrés sur les animaux, les forêts et les écosystèmes visibles, ignorant la vaste infrastructure biologique cachée sous terre.Les recherches montrent que certains des écosystèmes les plus importants du monde n’existent pas du tout à la surface.

Le monde souterrain qui soutient la vie sur Terre

Pendant des siècles, les gens ont considéré le sol comme rien d’autre que la terre sous leurs pieds. De nouvelles recherches dressent un tableau très différent. Sous presque chaque forêt, prairie ou champ se trouve un réseau de champignons qui contribuent à maintenir la végétation, à réguler le climat et à soutenir des écosystèmes entiers.Les comparaisons avec le projet Hail Mary dépassent l’imagination, mais la réalité est tout aussi impressionnante. Les scientifiques ont découvert un système vivant caché qui s’étend sur 110 quadrillions de kilomètres à travers la Terre et aide la vie sur Terre à prospérer tranquillement sans être entièrement visible.

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