Les talibans ont déclaré la guerre aux smartphones : NPR

Sur cette photo de 2022, trois étudiants universitaires vérifient leur smartphone. En juin dernier, les talibans avaient annoncé l'interdiction du dispositif dans certains secteurs de la société. L’effet d’entraînement fait que les élèves ont peur d’apporter leur smartphone à l’école.

Sur cette photo de 2022, trois étudiants universitaires vérifient leur smartphone. En juin dernier, les talibans avaient annoncé l’interdiction du dispositif dans certains secteurs de la société. L’effet d’entraînement fait que les élèves ont peur d’apporter leur smartphone à l’école.

Vakil Kohsar/AFP/via Getty Images


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Vakil Kohsar/AFP/via Getty Images

Farzana, 40 ans, est une sage-femme qui couvre 10 villages du district de Mokor, dans la province de Ghazni, en Afghanistan. Jusqu’à récemment, des mères inquiètes lui envoyaient des photos de bébés présentant des éruptions cutanées, des gonflements et des infections cutanées pour l’aider à décider qui avait besoin de soins urgents.

Mais Farzana a déclaré qu’elle avait arrêté d’utiliser son smartphone par peur depuis que les talibans ont commencé à imposer une interdiction des smartphones qui a commencé en juin. Il ne peut désormais être contacté que par les lignes téléphoniques classiques. C’est une option plus coûteuse dans un pays où les gens dépendent fortement de WhatsApp pour les appels, les SMS, les photos et les arrangements urgents.

“Je ne peux pas être partout à la fois”, a déclaré Farzana, qui, comme beaucoup d’Afghans, porte un seul nom. “Parfois, une photo ou un SMS peut aider une mère ou un bébé à comprendre s’il a besoin de soins d’urgence.”

Partout en Afghanistan, les smartphones font désormais partie d’un système de soutien vulnérable. Les familles les utilisent pour consulter des médecins à distance, pour les transporter vers des hôpitaux éloignés, pour envoyer des photos de blessures et de symptômes, pour demander de l’argent à leurs proches, pour abuser de documents et pour fréquenter des écoles que de nombreuses filles et femmes ne peuvent pas visiter en personne. Ce réseau vulnérable est désormais menacé.

Broyé et récolté

Les autorités talibanes en Afghanistan ont ordonné aux fonctionnaires, aux juges, à la police et au personnel militaire de cesser d’utiliser les smartphones en vertu d’un ordre entré en vigueur le 16 juin. Les contrevenants seront confisqués par cet ordre, leurs appareils seront détruits et ils seront punis (non précisé).

Les téléphones multifonctions qui peuvent passer des appels et envoyer des SMS, mais qui ne disposent pas d’écran tactile et ne sont pas capables de prendre des photos ou d’enregistrer, sont autorisés.

L’interdiction ne s’applique pas encore aux civils afghans possédant des téléphones personnels. Mais dans certains États, les restrictions se sont étendues au-delà des bureaux gouvernementaux pour atteindre les hôpitaux, les écoles et les universités, ce qui fait craindre que cette politique ne soit un premier test des restrictions sur l’utilisation publique des smartphones.

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